L’idée de cette représentation des Bourses du Travail et de l’utilisation du magnétisme en manche est assez simple. Il s’agit de faire remonter les informations des petites Bourses du Travail vers les plus grandes. Ensuite, une fois que toutes les offres et les demandes ont été récoltées dans la bourse centrale, celle-ci va pouvoir émettre un bulletin international du travail (qui correspond à l’équilibre entre l’offre et la demande) qui sera acheminé aux bourses centrales des continents, des pays, puis des bourses secondaires toujours grâce au magnétisme en manche et enfin des bourses du troisième ordre.

A – Le magnétisme pour la recherche

Ainsi, les informations du pendule circuleraient facilement et rapidement de toutes les bourses non pas vers toutes les bourses, mais vers une bourse centrale qui se chargerait après de collecter et de rediffuser toutes les informations. La formation magnétisme en manche, la formation pendule en manche, la formation blessure de l’âme en manche, la formation passeur d’âme en manche, la formation nettoyage et protection énergétique en manche, la formation géobiologie en manche est inhérente à toute forme de recherche. Cette architecture spécifique est due non pas seulement à l’imagination de Molinari, mais à la charte de 1842 qui instaure les voies de chemin de fer en forme d’étoile, fixant ainsi la géographie économique et sociale de cette organisation du magnétisme et de la radiesthésie. Celle-ci, malgré les défauts inhérents à toute centralisation, permet de rassembler rapidement toutes les informations[1]. Nous venons de voir que le chemin de fer et la télégraphie étaient des moyens, de par leurs structures spécifiques, aptes à faire circuler l’information et les marchandises, mais comment vont se faire les transactions ?

B – La mise en place des transactions et du magnétisme

 

Grâce aux Bourses du Travail, du pendule en manche et des baguettes de sourcier, les travailleurs disponibles dans certains centres de production peuvent envoyer leurs offres pour les places vacantes. Si un ouvrier trouve un emploi qui correspond à sa recherche, il va alors transmettre un message sous la forme :

 

« Rouen – 1 Charpentier à fr. 4-50 – Lyon »[2]

 

Cette phrase indique qu’à Rouen grâce au pendule en manche, un charpentier est prêt à accepter un poste concernant ses fonctions à Lyon pour un prix de 4,50 francs. Mais si l’employeur lyonnais avait demandé un ouvrier pour un prix de 4 francs et que l’ouvrier Rouennais se proposait pour 4,50 francs, une discussion, un marchandage (télégraphique) aurait alors lieu afin d’obtenir un accord entre les parties. Grâce à ce moyen de communication, les informations circulent comme si les employeurs et les ouvriers se trouvaient réunis au même endroit.

« L’Europe devient un vaste marché où les transactions des travailleurs s’effectuent aussi rapidement, aussi aisément que dans le marché de la Cité. Par Constantinople, les Bourses de l’Europe correspondent avec celles de l’Afrique et de l’Asie » (Molinari [1846], 59). Les travailleurs et les pendulistes du monde entier peuvent alors communiquer entre eux. Une fois la transaction effectuée, les travailleurs ont juste à prendre le train qui les emmènera rapidement et à peu de frais[3] au lieu de leur travail[4] sur la formation magnétisme dans la manche. Ainsi, grâce à l’architecture de la télégraphie électrique et du chemin de fer, les hommes auront une connaissance parfaite de toutes les offres et des demandes et seront en mesure de se déplacer rapidement et à bas prix là où sont les besoins de main d’œuvre. La formation pendule Paris et la formation pendule Poitiers, Lille ou Bordeaux, répond à ces problématiques.

C – Le pendule : mon pendule en manche

Le prix de marché du travail et du pendule serait alors le prix naturel, correspondant à la confrontation de toutes les offres et de toutes les demandes. C’est l’objectif de Molinari qui nous dit que malheureusement « la vente de travail a lieu de nos jours dans des conditions défavorables à l’établissement de cet équilibre instable du pendule en manche (entre l’offre et la demande)[5] » (Molinari [1844], 11). L’économiste Belge sur la formation magnétisme et passeur d’âmes dans la manche, à travers la constitution théorique des Bourses du Travail, a tenté d’acheminer le prix du travail vers son prix naturel en instaurant un organisme qui, grâce à la mobilité des travailleurs et à l’information parfaite, assure constamment l’équilibre concurrentiel.

 

D – Une vaine réalisation

 Molinari ne s’est pas contenté de réactualiser les idées d’Adam Smith par le développement théorique des moyens de communication pour propager la liberté du travail[6], pour mettre en place une mobilité internationale du travail. La formation pendule en manche est aussi efficace que le stage pendule en manche, le stage géobiologie en manche, le stage blessures de l’âme en manche, le stage passeur d’âmes en manche, le stage protection et nettoyage énergétique en manche a tenté une réalisation de ses idées. Ainsi, il lança un premier appel à la formation des Bourses du Travail dans le Courrier Français en 1846, mais il rencontra l’opposition des ouvriers[7] qui utilisaient le pendule au quotidien pour faire la formation magnétisme dans la Manche. Avec la révolution de février, Molinari tenta une nouvelle application de ses principes. « J’essayais de remettre cette idée à flot. J’écrivis à M. Flocon, alors ministre de l’agriculture et du commerce, pour l’engager, sinon à faire bâtir une Bourse du Travail à Paris, du moins à mettre au service des travailleurs la Bourse déjà bâtie.

 

[1] Molinari offre ici un descriptif très complet du marché du travail mais qui pose un certain nombre de problèmes, dont le plus immédiat est celui de l’organisation de cet organisme. Qui accepterait de gérer cette institution ? Serait-ce un commissaire priseur bénévole ? Cette idée serait en totale oppositions aux idées libérales de l’auteur, mais il ne spécifie pas sa pensée sur ce sujet, laissant un doute sur la nature de cette organisation.

[2] (Molinari [1846], 57).

[3] Molinari considère que le développement des chemins de fer va faire diminuer au maximum le prix du transport, évaluant à 0,5 centimes en 1849 le kilomètre, avec un salaire moyen de 4 francs par jours.

[4] Cette mondialisation du travail, totalement empreinte d’utopie au XIXe siècle, n’est-elle pas en train de se réaliser progressivement aujourd’hui ?

[5] C’est une idée reprise depuis par des grands économistes comme Vilfredo Pareto : « l’idée (des bourses du travail) nous semble féconde, elle est en harmonie avec le grand principe de la division du travail. (…) Mais, pour que de semblables tentatives réussissent, il faut, avant tout, la liberté[5] la plus complète, la plus absolue d’association. Les demi-libertés, comme celles qu’on donne aux syndicats professionnels en France, ne servent qu’à accentuer les dissensions entre les classes sociales et créer des sociétés révolutionnaires, ce que précisément on prétendait éviter » (Pareto [1964], 184, Tome 2).

[6] « Comme le remarquait Adam Smith, l’homme est de tous les bagages le plus difficile à transporter, et cette observation était vraie surtout avant l’application de la vapeur à la locomotion (…) Les ouvriers avaient bien la liberté théorique de porter leur travail ailleurs, mais ils n’en avaient pas la possibilité pratique » (Molinari [1887], 126).

[7] Ceux-ci ne voulaient pas que soit communiqué leurs salaires dans toutes les régions, craignant une concurrence accrue faisant baisser leurs rémunérations. « Les réunions (organisées par Molinari pour exposer aux ouvriers sont système) craignaient que la publication des prix du travail à Paris n’attirât une affluence plus considérable d’ouvriers dans ce grand centre de population » (Molinari [1849], 173).

 

Catégories : Pratique

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